
Du XVIIe siècle à la fin du XIXe, la Sainte-Baume a fourni Marseille et Toulon en glace. Le principe était simple : l'hiver, on inondait des bassins peu profonds que le gel transformait en plaques de glace ; on les brisait, on les entassait dans d'immenses puits de pierre couverts, les glacières, et l'on redescendait la glace de nuit, en charrette, vers les villes. Plusieurs dizaines de glacières subsistent dans le massif.
Une tour de grès
Celle de Pivaut, dite aussi glacière du Gaudin, est la plus imposante. Bâtie en 1880 en grès, elle mesure 23 mètres de haut pour 17,6 mètres de diamètre et pouvait contenir 3 100 mètres cubes de glace. Trois bassins de congélation attenants, d'une surface totale de 5 000 mètres carrés et remplis de 15 centimètres d'eau, la nourrissaient ; deux à quatre gelées suffisaient à la remplir. Une légère pente et des chênes plantés à dessein limitaient l'ensoleillement.
Arrivée trop tard face à la glace artificielle, elle n'a servi que quelques années. Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1993.
La visiter
La glacière a été entièrement restaurée par le Département du Var. Un sentier thématique y conduit depuis la route D95, avec des panneaux sur la faune, la flore, l'histoire du site et le fonctionnement des glacières. La boucle de la glacière de Pivaut et du Gaudin, au départ de Mazaugues, y passe à mi-parcours ; depuis Nans-les-Pins, le chemin de la glace de l'Escaillon suit l'un des itinéraires qu'empruntaient les charretiers.
À voir aussi
- Type
- Glacière
- Époque
- Construite en 1880
- Protection
- Inscrite au titre des monuments historiques en 1993
- S'y rendre à pied
- La glacière de Pivaut et le Gaudin


