
Au pied de la falaise nord de la Sainte-Baume, entre 320 et 1 147 mètres d'altitude, la forêt domaniale couvre 2 076 hectares. Sa partie centrale est une hêtraie pure qui monte jusqu'au col du Saint-Pilon, à 952 mètres, accompagnée d'ifs, de houx, d'érables, de tilleuls et de sorbiers : une flore de moyenne montagne, très loin de la garrigue qui l'entoure.
Un microclimat
La forêt se maintient grâce au climat qu'elle entretient elle-même. L'exposition au nord, l'ombre de la falaise et la végétation dense retiennent l'humidité ; les précipitations atteignent 1 000 à 1 200 millimètres par an, près du double de Marseille. C'est ce qui permet au hêtre de subsister ici, à quelques dizaines de kilomètres de la mer.
Quinze siècles de protection
La forêt doit sa survie aux religieux qui gardent le sanctuaire : dès le Ve siècle, puis avec les Dominicains à partir de 1295 et de nouveau après leur retour en 1859, la forêt sacrée est soustraite aux coupes et au pâturage qui ont déboisé le reste de la Provence. Aujourd'hui, la chasse y est interdite, deux réserves biologiques protègent la vieille futaie de la Sainte-Baume et le vallon de Castelette, et l'ensemble est inscrit dans le réseau Natura 2000.
La parcourir
Le sentier Merveilleux, au pied de la barre rocheuse, est la meilleure introduction : deux heures et demie sans difficulté dans la partie la mieux préservée de la forêt. Le chemin des Roys et le chemin du Canapé la traversent en montant vers la grotte. Les chiens doivent être tenus en laisse, et l'accès est réglementé en été selon le risque incendie.
À voir aussi




- Type
- Site naturel
- Époque
- Protégée depuis le Ve siècle
- Protection
- Forêt domaniale, réserves biologiques, site Natura 2000, ZNIEFF